Petite Coline deviendra grande

Le quotidien facétieux d'une petite Coline qui n'a jamais grandie.

04 août 2008

Des mises à jour ...

... sont prêtes sur la Libellule Bleue.

Petite Coline

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06 avril 2008

Mise à jour ...

Un nouvel article est disponible sur La Libellule Bleue :

Le treizième conte de Diane Setterfield

Petite Coline.

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11 mars 2008

Plus c'est long ...

... Enfin c'est ce qu'on dit. Si je dis ça aujourd'hui, c'est bien sûr sans aucun sous-entendus ... Juste que je me fais désirer ces derniers temps et que je me trouve l'excuse de la séduction. C'est tellement simple. C'est tout moi d'ailleurs. Je tourne toujours les choses à mon avantage. Comme un jeu.

Et parfois ça me joue des tours. A mes dépens je découvre des facettes de la vie bien noires que je n'aurais jamais imaginé exister. C'est ce qu'il m'est arrivé le week-end dernier. J'ai soigneusement ouvert le placard de mon chagrin comme une adolescente qui sait que la curiosité est dangereuse mais ne peut réfréner son envie. Mon chagrin porte un grand A celui de l'Amour comme souvent. J'ai ouvert cette porte juste pour entrevoir le coup d'épée que je pourrais donner à mon couple et devant l'évidence de l'échec je l'ai laissé claquer sur mes doigts menus de douleur. Et justement c'est tout ce qu'il me reste. La douleur. Les images de bonheur et d'amour se sont effacées sur ma faute, me laissant pour tout souvenir le goût amer de l'erreur de jugement avec son soupçon de tristesse ineffable qui me hante nuit et jour.

Je l'ai perdu. Je me suis perdue.

Petite Coline.

Ce texte est une fiction.

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13 janvier 2008

Quelques textes pour passer le temps ...

Recueil "Amour ?" (Violent et doux, le savant compromis de l'amour ...) :

Les papillons s'effeuillent en mourant ...

Illusions

Il voulait aller à Bombay ...

Amour ?

La sculpture des sentiments


Recueil "Souris Agathe !!!" (Léger, drôle et croustillant ...) :

Destination Madagascar

Janvier à Londres


Petite Coline

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09 janvier 2008

Illusions

                    Je suis tombée amoureuse d’une illusion.

                        Et je ne m’en suis jamais relevée.

            Au début ce n’était qu’une imperceptible sensation. A peine un picotement, tel une aiguille picorant délicatement ma peau. Je ne l’aurais sûrement pas remarqué si l’effleurement ne s’était pas intensifié. Avec le temps.

            

            D'une agréable sensation inconnue, mon corps s'est mis à frémir de désir. Je le voulais pour moi. Je voulais le voir, le toucher comme on tâtonne vers l'inconnu excitant. Je voulais de l'aventure. Je l'apercevais de temps à autre et je me suffisais de la vue de son visage et de son corps. Mais bientôt ils ne satisfirent plus ma soif. Mon corps et mon âme réclamaient chaque jour d’avantage. D’avantage d’espoir.

            

            Je ne voulais plus seulement le savoir sous mon seul regard, je voulais le sentir caressant mon corps. Je voulais le sentir en moi. Jouir de sa présence rien que pour moi. Je m'inventait alors une rencontre, une caresse ou une nuit d'amour. Mon imagination servait mon chagrin et emplissait le vide qui me rongeait. Je puisais dans mes songes pour retrouver la délicate chaleur d’un amour illusoire comme la plume caressant avec douceur la peau.  Mais chaque fois que je tentais de l’attraper, la propre brise de ma main poussait la plume un peu plus loin, la laissant s’échapper. S’échapper. 


La suite ICI

Petite Coline

Texte inspiré un certain mois de juin 2007 ...

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06 janvier 2008

Projet en cours

Sans titre (pour le moment) :

           Ses ongles rongeaient la table depuis plusieurs minutes. Des ongles manucurés, longs et arrondis, limés en brosse comme les cheveux d'Elvis. Leur grincement régulier rappelait à Clotilde le crachotement du saphir caressant le vinyle et déjà elle pouvait entendre au loin "Love me, Love me tender ..." Des ongles comme ceux-là, elle n'en avait encore jamais vus. Pourtant à observer en permanence les mains des uns et des autres, elle avait vu passer de nombreux spécimens : des mains trapues, polies, douces, minuscules, de grandes paluches, des mains aimantes, des boursouflées, d'autres inquiètes ou envahissantes ... Rien qu'en observant une paire de mains elle pouvait donner un premier contour au caractère de son propriétaire.

           Seulement avec ces mains-là elle était perdue. Tout était nouveau en elles : les rides prononcées, les cicatrices insolentes ici et là, les ongles peints et limés, la peau blanche et mouchetée d'innombrables tâches de rousseur, les plis des phalanges très marqués et la courbe des os bien trop saillants. Clotilde avait peine à croire que ces mains pouvaient être celles de sa mère. Sa mère biologique, illustre inconnue dans l'encadré de sa vie. Un point d'interrogation posé en travers de sa ligne de vie qui lui barrait la route depuis plusieurs mois.

           Et ces ongles continuaient de mâchouiller la froide table du "Café moulu". Leur raclement semblait maintenant envahir la terrasse et faire écho contre les chaises, les tables, les arbres, la borne incendie en contrebas, les voitures en double file pour finalement inonder la place de "Gzic, Gzic" assourdissants d'incohérence. Et la voix suave d'Elvis continuait à résonner en fond sonore.

La suite ICI

Petite Coline

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02 janvier 2008

Il voulait aller à Bombay ...

Le texte enfin intégral :   

            Il voulait aller à Bombay. Bombay, la magnifique. Capitale des bidonvilles et du cinéma bollywoodien. Voilà, Bombay, tout court. Et rien d'autre. Parce que lorsqu'on choisit de s'évader on ne compte pas sur de multiples destinations. Il n'en faut qu'une et il faut s'y tenir. Il a pointé le doigt sur Bombay et crié : "C'est là !! Là que je m'échappe."

            Monotonie et lassitude obligent, il rêvait de vacances hors norme. Alors que ses collègues et amis optaient pour des îles paradisiaques, au sable fin et chaud, lui, plongeait dans le cœur de la pauvreté et de l'exotisme urbain et malsain. Pas de plages aux paysages de cartes postales qui tiennent. Juste quelques extravagances culturelles venues des profondeurs d’un pays unique, reflet de la déchéance humaine.

            Il voulait aller à Bombay et finalement il a atterri à New York City. Pourquoi New York ? D'habitude il fallait faire escale à Los Angeles. Paris - LA - Bombay. Logique. Mais il y avait eu des intempéries. Violents. Il le saurait peu de temps après, en regardant les reportages des analystes météorologiques qui diffuseraient leur bulletin en boucle sur les chaînes TV des bars de l'aéroport. On avait dû faire escale plus tôt pour ne pas tenter le diable. On ne voulait pas d'un autre crash. "On" avait décidé que ce serait New York. Ironie du sort.

La suite ici

                

new_york

Petite Coline

            

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23 décembre 2007

« Amour ? »

               Tournicoti, tournicota. Il mâchouillait avec maladresse sa décision. Elle n’était pour lui qu’une boule de chewing-gum usée dont le goût sucré n’était plus qu’un lointain souvenir. Mais il continuait de la hacher entre ses dents pour en extraire le peu de sensation qu’il en restait. Il en pétrissait chaque contour croyant pourvoir la contrôler dans son ensemble. Elle se faisait ainsi de plus en plus lisse et réelle. Voletant librement dans son crâne complexe d’homme. Complexe mais mature. Du moins c’est ce qu’il croyait. Mais à tout bien y réfléchir, peut-être que la maturité n’avait rien à voir là-dedans. Finalement, peut-être que cette pensée, si intense soit-elle, n’était que le fruit d’un caprice d’enfant. Un de plus comme il en avait tant eu.

            Il abaissa les vitres et laissa le vent s’engouffrer dans l’habitacle de sa voiture. L’air vif lui redonna courage. Si immaturité, il y avait, il l’assumerait. De toute manière il ne pouvait pas continuer éternellement à faire semblant de l’aimer. Vivre l’un sur l’autre n’était plus du tout supportable. Ils ne ressemblaient même pas à des colocataires mal accompagnés. Ils s’étouffaient attendant que l’un des deux craque et abandonne. Mais ils tenaient bon. Aucun n’avait lâché, ils avaient juste répété chaque jour le même manège.

            Marc ne se souvenait plus quand cela avait commencé. Juste qu’ils s’aimaient intensément, avec la fougue des jeunes amoureux. Ils s’étaient sentis uniques. Leurs vies respectives n’avaient rien de semblables mais elles s’imbriquaient l’une dans l’autre comme les pièces d’un puzzle. Au début ils n’avaient pas prêté attention à l’ensemble du jeu, heureux du bonheur soudain qui leur inondait les sens. Ils s’installèrent ensemble, se marièrent et eurent deux enfants. En un rien de temps ils venaient d’imbriquer quatre autres pièces au puzzle. A cela étaient venus s’ajouter les dettes, les soucis du travail, les amis, et les autres petits tracas du quotidien. Ils se disputaient pour sortir les poubelles : une pièce de plus. Elle se lançait dans la peinture : une pièce de plus. Si bien qu’ils se retrouvèrent encerclés de morceaux de carton mâché.

            Au début, ils pensaient qu’ils pourraient les balayer du revers de la main. Seulement, ils avaient omis un paramètre essentiel que l’on ne pouvait soustraire en aucune façon : le temps. Le temps avait si bien fait les choses qu’ils se croisaient désormais chaque jour comme si c’était la première fois. A ceci près qu’ils n’éprouvaient plus l’un envers l’autre l’attirance d’autrefois. Ils vivaient en inconnus sous le même toit. Ils buvaient le même café et partageaient les mêmes draps. Mais comme si leur cerveau respectif avait occulté l’autre. Ils avaient chacun une photographie de l’être aimé dans leur esprit qu’ils se savaient devoir nier.

La suite ici

          

Petite Coline, le 2 novembre 2007 ...

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12 décembre 2007

Neige

neige01

Stupeur un dimanche matin !!!

Fondre comme neige au Soleil

Et mourir sur nos pas

Se dire que la vie est d'une blancheur éclatante

Eclaboussante de joie

L'entendre craquer sous nos pieds

Bien au chaud dans nos souliers

Regarder enfin loin, bien loin,

Pour voir si l'avenir restera aussi blanc

Que ce jour de décembre.

Espérer un Noël blanc,

Blanc de cadeaux, de petits bonheurs,

De petites intentions particulières.

Rêver que le temps se suspende,

Nous réserve encore des jours soyeux et doux,

Des jours où les pâles rayons du Soleil

Nous transpercent le coeur d'ivresse,

Nous assaillent de sa chaleur,

Nous insuffle son onde bienfaisante.

Mourir dans la neige,

Que nos pas témoignent pour nous,

Rappellent que nous avons existé

Que nous avons chéri cette Terre,

Comme une mère.

Mourir auprès de celle qui nous a enfanté.

Lui donner notre vie comme le plus beau cadeau qui soit sur cette planète.

Petite Coline (petit moment d'égarement quant à la contemplation de la nature ...)

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31 août 2007

Petite réflexion

VOIS

ENTENDS

SENS

TOUCHE

DIS

MAIS SURTOUT

REFLECHIS

AIME

APPRENDS

ECRIS

ET PARTAGE

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